Interviews

Rencontre avec DOX’ART : festivités psy, techno en plein air en terres normandes

Après une édition plus que réussie en 2018, l’équipe de DOX’ART n’hésite pas à remettre cette belle histoire sur le tapis en se préparant la 3e de 2019 en Basse Normandie. Du 28 au 30 juin 2019 de nouvelles surprises nous attendent. Nous les avons interviewé pour en savoir plus sur leur identité et détermination à organiser depuis 2 ans un festival aussi chaleureux, sur les musiques alternatives.

DOX’ART remet le couvert et se produira l’an prochain à Hambye (50) pour sa 3e édition. Un beau festival aux couleurs et style attachés à la culture psytrance notamment, mais surtout une passion permanente pour les musiques électroniques alternatives, de la psytrance à la techno, hard music. Il est indéniable que cet été dernier le succès était là. Reconnus pour communiquer une ambiance fortement chaleureuse et rassembler une communauté solidaire, DOX’ART continue son bout de chemin avec un grand sourire et à partager ses valeurs avec entrain. Cette équipe de jeunes amis renouvelle leur festival pour une troisième fois en plein air, en maintenant cette qualité à mixer compétences locales et forces territoriales à échanges divers et variés sur cette culture mondiale rattachée aux musiques alternatives. Un sacré panier de bonnes saveurs à revoir en vidéo par ailleurs :

LOFI | Bien le bonjour à l’équipe, pourriez-vous nous conter vos débuts et votre dernier festival qui a éclat en beauté en 2018 ?

L’association Dox’art Company a vu le jour en 2016 afin d’organiser des manifestations de musique électronique dans le département de la Manche. Notre but, promouvoir et diffuser les musiques alternatives liées à la techno tout en essayant de dynamiser le département.

On essaye de rassembler un large public autour d’un certain esthétisme et d’un état d’esprit. Ça fait maintenant plus de 4 ans qu’on organise des événements sur le territoire bas-normand. On profite de chaque événement pour mettre en avant les artistes issus de Normandie et du Grand Ouest, la culture locale !

Notre souhait est de chasser les stéréotypes – plutôt négatifs – que les gens peuvent avoir par rapport à la culture techno. C’est pourquoi nous les invitons à venir découvrir cette culture mais aussi tout ce qui l’entoure.

L’association compte une dizaine de membres, potes depuis le collège/lycée, on est tous originaire du pays de Coutances et on a en commun l’amour de la musique ! Les aptitudes de chacun permettent d’organiser nos soirées et le festival, on est tous diplômés dans différents domaines : art du spectacle, culture, électricité, électronique audio, acoustique, communication, graphisme et droit. C’est cette pluralité qui fait notre force !

 

LOFI | Pouvez-nous nous parler de collaborations, rencontres qui ont joué dans cette détermination à mettre en valeur les musiques alternatives ?

Outre les djs qui à chaque édition crée un moment unique avec le public, il y a une collaboration qui est née en 2017 pour la première édition du festival et qui nous tient vraiment à cœur : c’est celle avec Locus Pocus (dont les travaux ont été précisé lors du Hadra Trance Festival 2018) et l’Outre prod pour la scène de l’Open Mind Stage. (Locus pocus : décoration, L’otre prod : light). Ça a « matché » l’année dernière, autant sur le côté pro, qu’amical. On a vraiment découvert deux équipes superbes avec lesquelles on veut avancer. C’est super d’avoir une telle collaboration, on peut voir plus grand d’une année sur l’autre ! Pour preuve cette année, le design de l’Open Mind Stage a été totalement imaginé par Locus Pocus pour le festival, c’était une nouveauté pour eux de faire quelque chose d’aussi grand. C’est vraiment quelque chose de réjouissant de grandir et évoluer ensemble !

LOFI | Psytrance, techno, que symbolisent ces musiques pour vous, la musique alternative ?

On a découvert le mouvement de part nos fréquentations, souvent par le biais de grand frère ou grande soeur, ensuite on a tout de suite accroché. Plusieurs teuf/rave/festival sont passées et un petit sound systeme a vu le jour il y a 5 ans dans l’objectif de promouvoir la culture techno.

Source : Skatry Photographie

LOFI | On sent un soulèvement de la culture psychédélique, hard music en France, quant à vous ?

Le regard sur la scène techno et électronique en France reste assez fermé… On le voit surtout par rapport aux free party. Après on a conscience que les mentalités évoluent et que chaque ville, région est différente. Rien qu’à l’échelle de la Manche, il y a juste à voir comment on a été – très mal – accueilli l’année dernière à Saint Clément Rancoudray par rapport à cette année à Hambye ou la commune a été réceptive de manière très positive au projet. On a quand même l’impression que le regard change, sûrement dû au grand nombre de festivals électro/techno qui naissent un peu partout dans le Grand Ouest et en France et ça c’est une super nouvelle !

LOFI | Où puisez-vous vos inspirations artistiques, avez-vous des références qui vous tiennent à cœur ?

Au sein de l’équipe on est quand même un peu plus orienté techno/trance que hardcore. On est très friand d’Ozora, du Boom ou du Hadra. Indirectement on s’en inspire un peu forcément, mais on a envie de créer un festival à notre image, unique et qui nous représente. Un festival qui ne se limite pas seulement à la musique trance.

Source : Skatry Photographie

LOFI | Quels objectifs derrière Dox’Art, messages à passer, plaisirs à vivre, expériences à lancer ?

Un des gros objectifs est de concevoir un festival qui rassemble tous les styles, c’est pour ça qu’on a deux scènes bien différentes : une techno trance / une techno hard. On trouvait que les festivals techno étaient souvent trop catégoriques, soit trance, soit hard, la volonté de regrouper les deux est vraiment au cœur du projet. Une grande victoire personnelle c’est quand un « coreux » nous dit qu’on lui a fait aimer la trance et inversement !

LOFI | Le Grand Ouest cache bien des trésors culturels et humains encore….. Si vous pouviez vous exportez ailleurs, ce serait où ?

Une petite partie de nous rêve de s’exporter sur un lieu qui nous appartiendrait. Être propriétaire nous permettrait de laisser des structures à l’année et de faire des choses magnifiques, on ne gênerait personne. Mais on est bien en Normandie et on a un public tellement respectueux qu’il est difficile de voir ailleurs, au fond pourquoi vouloir s’exporter ?

LOFI | Vous avez déjà annoncé votre prochain festival en 2019, des mots à nous lancer ?

Ça fait quelques années qu’on l’imagine dans notre tête ce festival, on a réussi à le monter, le créer. On voit l’ampleur que ça prend et les retours qu’on a qui fond vraiment chaud au coeur, alors forcément on souhaite remercier tous les gens qui nous font confiance de près ou de loin et qui croient en nous. C’est beau d’être poussé par les gens dans son rêve ça donne envie de voir plus grand, encore et toujours !

Merci à la team de DOX’ART pour leur attention et vif échange. Leur 3e festival est à retrouver ici.

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