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Intense passage à 2019 au FCKNYE festival à Bruxelles

Crédit Photo : Axel Pics

Ce 31 décembre 2018 nous étions au Palais 12 à Bruxelles, l’espace culturel le plus grand de toute la Belgique, comme annoncé dernièrement. On vous détaille cette épopée pourvue de shows hip-hop enflammés avec pour synthèse des corps lessivés de sets/lives électro déchaînés.

Un départ inspiré et confortable

7h de route pour nous y rendre et y repartir. C’est emplis d’émotions fortes générées par ce nouvel an explosif que nous rédigeons ce petit report pas à pas. La Saint-Sylvestre nous a inspiré cette année en quittant le pays pour nous rendre à la capitale belge qu’est Bruxelles, déterminés à découvrir le FCKNYE FESTIVAL.

Crédit photo : Axel Pics

Sur du Take My Space de Boris Brechja, des mix violents de Dax J et de l’humour épicé aux sons de Lorenzo que nous partons tôt en voiture ce 31 décembre 2018. Rappelons-le, une programmation variée nous attendait entre grosse techno péchue, hardcore, hip hop, drum’n bass et psytrance de nos coeurs au Palais 12 de Bruxelles.

Vers 18h/19h on apprend que nos amis sont déjà sur place et que le son résonne entre les murs de l’établissement. Après quelques bières, une bonne douche nous nous sommes hâtés à la rencontre de Sevenum Six pour bien commencer. Et l’artiste n’a pas manqué de nous communiquer un gentil coup de fouet.

A cette heure-ci la queue n’est pas grande, mais on sent une petite foule qui se forme déjà très rapidement. L’énergie y est, les amateurs d’électro discutent déjà des prestations attendues de Dax J, Kaaris ou bien encore leur curiosité pour Vladimir Cauchemar. Le public sait pourquoi il vient.

En entrant, nous nous dirigeons directement au vestiaire. Bien qu’un peu soucieux du système locks and tockens choisi, nous avons fait face à différents personnels très réactifs. Ceux-ci qui ont su gérer avec professionnalisme et sans encombres les demandes de 19h à 6h30. Des services confortables qui nous ont au moins évité les frustrations habituelles de grosses soirées ou festivals. D’ailleurs, nous ne manquions pas de caisses sur le site pour nous ressourcer en tickets boissons, une belle anticipation pour un public forcément très assoiffé.

De même, à l’extérieur plusieurs stands avaient de quoi nourrir les bouches les plus affamées. Une grosse organisation qui permis à chacun de ne manquer de rien en terme d’alimentations et d’être bien servi.

Crédit photo : Axel Pics

Nos oreilles en alerte : ça festoie brillamment et titille nos tympans

Tranquillement, le Palais 12 montrait déjà aux premières heures bon nombre de participants. La scène Rap/Hip hop nous a particulièrement surpris pour sa grandeur et pour les moyens techniques investis. Nous y aurions préféré y voir la scène des artistes techno, mais c’est ainsi. Nous avons vite compris lorsque Vald, Lorenzo, Kaaris ont débarqué sur scène, que ce choix était limpide. En effet, au vu de l’énorme assemblée réunie pour chaque venue des rappeurs, de plus enflammée voir enragée, cela se justifiait bien. Impossible de ne pas être pris dans cette atmosphère sulfureuse où les fans hurlaient les paroles par coeur, bien que le micro n’était pas au rendez-vous. De sacrés moments.

A la techno, le mapping était de qualité, ça fusait dans tous les sens avec des vidéos abstraites des plus envoûtantes et adaptées aux sons des artistes. Malgré un petit manque de de couleurs variées et surtout de régularisation des différents sons(car la minimale de Boris, ce n’est pas la techno de Dax J, ou bien on ne groove pas pareil sur du Brodinski que sur du AZF…), nous avons bien été enfiévrés des prestations.

Crédit photo : Axel Pics


Dax J a su nous convaincre de sa panache de renommée. Ce sont des sessions bien sportives qu’il nous fit vivre avec grand plaisir, en déroulant sans problème toute sa passion pour de la techno des plus turbulentes. Toujours au même endroit, Brodinski nous a particulièrement étonné pour son groove, sensualité et sa maîtrise d’électro déchaînée. DJ AZF a fait planer quelques esprits, à notre grande surprise. Non pas toujours de manière secouée mais ensorcelante. Une habilité perturbante mais très rafraîchissante qui permettait de ne pas faire de coma dans cette chaude tempête. Agents of Time ne nous a pas non plus ennuyé comme on le craignait légèrement. Au contraire, il nous fit voyager sur les 4 confins de la terre de manière sombre et lumineuse. Enfin, une petite déception pour Boris qui avait du mal à se faire entendre avec précision pour sa minimale habituelle très dansante.

Crédit photo : Axel Pics

Passons à la Loud Machine stage où hardcore et trance cabriolaient ensemble. Cette fois-ci techniquement, la qualité du son était plus présente. Et malgré que l’on soit souvent amené loin au vu d’une belle foule de danseurs, nous entendions clairement les différentes composantes des morceaux. Unlogix, Mangragora nous ont ravi en psytrance, bien qu’en mapping nous étions un peu sur notre faim. Par contre, Dr Peacock, Asphalt Pirates ou Darktek par exemple ont eu le droit à des clips bien trippants qui nous mis le sourire aux lèvres plus d’une fois. Notre scène préférée sur le long terme avec un public particulièrement énergique et joyeux. Elle devra absolument être revue l’an prochain par le manque de place et surtout la petitesse de la scène qui nous a mis la main sur le coeur pour les grands artistes qui se présentaient.

Côté Drum’n Bass, la scénographie nous a impressionné pour son esthétique très moderne. Les investissements lumière et son étaient là, mais comme pour la scène Loud Machine, elle restait bien petite. Musicalement nous ne nous prononcerons pas n’ayant pas passé assez de temps à cette ambiance.

Crédit photo : Axel Pics

Bilan : nous voudrions y retourner

Enfin, nous terminerons sur quelques points globaux : nous étions plutôt satisfaits de l’événement. Pour un 31 décembre 2018, la fête était là, avec un vrai public amoureux des musiques électroniques et/ou rap, des festivaliers cordiaux entre eux. Le personnel était d’autant plus charmant et classe. Malgré une petite patinoire au sol sur la fin, la propreté était de mise. Niveau alimentation et boissons, nous ne manquions d’absolument rien, même si les prix étaient considérés légèrement hauts. En terme de communication, signalétique, circulation, rien à redire et ce fut une soirée très agréable pour se promener sans soucis.

Une majorité de bons points et surtout la venue d’artistes pointus qui ont mis le feu pour ce nouvel an. Cependant nous aurions voulu une meilleure adaptation des scènes électroniques que ce soit pour le son, scéno et place. Pour les amateurs de rap et hip-hop, hormis le micro, un régal.

Le Palais 12 a été bien investi et nous ne regrettons aucunement d’avoir dansé aux côtés du FCKNYE pour fêter 2019 ! Merci à toute l’équipe pour leur attention.

Crédit photo : Axel Pics
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