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Après Paul K, Agoria, Kas:st & FEM au Warehouse

Crédit photo : Frenshoot

C’est au cœur de Nantes, sur l’île, que de grands artistes de la musique électronique continuent d’ébranler le Warehouse. Chaque semaine, des pointures s’y rendent pour des soirées du tonnerre, comme l’annonce l’arrivée du mythique et mystique Agoria, accompagné de Kas:st et FEM.

Que représente le Warehouse ?

Situé au Quai des Antilles, il s’agit d’un lieu incontournable pour les amoureux de musiques électroniques à Nantes. Des djs et producteurs de renommée internationale continuent de bouleverser le public du Warehouse et d’en épater plus d’un. Que ce soit pour les plus curieux ou plus grands fans, le Warehouse propose différentes et intenses soirées aux multiples genres allant de la hardcore, trance, drum n bass, techno, house et même hip hop.

@ WAREHOUSE NANTES

L’équipe rappelle que ce travail n’est pas sans encombres et leurs événements ne se produisent qu’à la suite de plusieurs étapes importantes. Des mois de négociations pour trouver les bonnes dates, les bons prix avec parfois des tarifs délirants.

Ce qui est certain, c’est que le Warehouse contribue à alimenter cette culture des musiques électroniques. Inviter ces artistes internationaux que l’on voit plus souvent dans des festivals d’Europe qui ne demandent pas le même coût permet de profiter et apprécier leurs univers propres le temps d’une soirée complète. Pour les éditions « UNDER » par exemple, l’équipe du Warehouse tient également à cœur de mettre en avant des talents français. Comme le montre l’événement du 22 mars 2019 avec Agoria, Kas:st et FEM.

Cette fois-ci, AGORIA sur l’estrade

Quittant un peu sa sévère et ténébreuse techno, Agoria compte nous offrir un nouveau tournant avec son 4e album « Drift ». Il n’est pas à oublier qu’Agoria figure comme l’un des artistes français qui a su porter la musique électronique depuis plus de 20 ans (le label Infiné, le festival les Nuits Sonores, le nouveau label Sapiens…). Enfin, parmi ses nombreux projets et productions, les membres du Warehouse n’hésitent pas à nous citer ses pépites réalisées avec notamment Solomun ou bien Black Coffee.

Quant à Kas:st, le duo Karol Herse et Manuel Sene, les envolées planétaires seront de mise. Pour les amateurs autant de techno deep que rythmée, le cocktail sera un réel délice. Sets et productions audacieux, ils en essouffleront et étonneront plus d’un sur le dancefloor.

Enfin, nous dévoilerons l’artiste local FEM.

Très réputé chez les amoureux d’électro dans le Grand Ouest pour son énergie sans borne et la connexion sulfureuse qu’il installe avec son public. FEM ou Simon, c’est aussi un vrai passionné et esprit collaboratif toujours à mettre la main à la pâte dans divers événements.

LOFI | Bonjour FEM, on est content de te voir pour ton profil atypique. Aussi bien à l’aise sur scène que chez les petites mains derrière le rideau de multiples événements, tu sais stimuler ton entourage et épater ton public. Comment a démarré tous ces enchaînements ?

FEM : bonjour à toute l’équipe LOFI ! Alors je fais de la musique depuis mes 15 ans. J’ai commencé par des petits projets avec des potes de lycées puis en 2010 j’ai voulu continuer à travailler en solo et j’ai commencé à bidouiller les logiciels de production MAO ! Côté étude, je faisais de la Microbiologie et de la Physique/Chimie moléculaire.

A cette époque je voulais créer un alias qui fasse la liaison entre mes deux passions et FEM (Force Electro Motrice, pour ceux qui ont fait de la physique) collait parfaitement.

En mai 2011, j’ai joué pour la première fois dans un club. C’était Quentin (Quentin Schneider programmateur et gérant au Warehouse) qui organisait la soirée à l’époque. Je pense que c’était la pire teuf que j’ai dû faire ! J’ai vidé le club. J’ai très mal joué comme je mixais sur mon ordinateur via la sortie casque en Mono, le son ne sortait que sur une enceinte et puis pour couronner le tout : un petit avast. « La base de signature de virus a été mise à jour » a pété les oreilles de tout le monde ! Bref je me suis fait dégager des platines au bout de 20 min et franchement j’aurais pu tout arrêter ce soir-là. Toutefois, cette anecdote aujourd’hui, me rappelle d’où je viens donc je ne regrette pas.

LOFI | Où en es-tu aujourd’hui ? Tu es en collaboration avec plusieurs artistes et groupes. Tu quittes un peu ta carrière solo de nouveau ?

FEM : eh bien je continue mon petit bout de chemin. Cela va faire bientôt 10 ans que je vis de ma musique donc c’est le pied. Depuis mon retour à Rennes, je rencontre énormément de musiciens. Dernièrement, par exemple, j’ai fait la connaissance de Mohand (Molow) un artiste de rue. Un diamant brut le gars, un vrai killer à la basse, à la gratte et à la percu. On a eu l’occasion de bosser ensemble sur des morceaux funky, afrobeat et housy. Une super expérience.

Sinon, je souhaiterais pousser mon live set.

LOFI | Que représente ce 22 mars pour toi ? Jouer aux côtés d’Agoria, passer au Warehouse, le vivier culturel dont dispose Nantes ?

FEM : clairement, je suis hyper fier de mon pote Quentin. Il a bossé comme un dingue, avec Simon et Philippe les deux autres gérants pour renouveler ce lieu. Il en rêvait et il l’a fait.
Donc pour moi venir au Warehouse c’est juste une dinguerie. Ce club représente vraiment ce qu’il voulait faire. Les programmations, le système son et le plan de feu sont tops, franchement c’est hyper confort d’y jouer. Bref, je lui dois beaucoup à ce bonhomme donc c’est surtout un plaisir qu’il me fasse venir chez lui. Ce n’est pas la première fois qu’il me suggère des line-ups de qualité, alors là avec Agoria !
Cet artiste a, en plus, pas mal bercé mon adolescence et je reste bloqué sur le « Europa », c’est un bijou.

Au niveau de la scène Nantaise, j’aime beaucoup l’idée de faire évoluer certains spots en lieux d’after.

LOFI | On te voit sur pas mal de dates en ce moment. Tes intérêts et ta créativité envers la musique électronique ne diminuent aucunement.

Quel regard par rapport à il y a 5 ans ? Des événements marquants ?

FEM : je trépigne d’impatience de retourner encore plus sur scène. Cet hiver m’a permis de bien bosser et de bien préparer les mois à venir.

Par rapport à il y a 5 ans, je me sens bien plus à l’aise. Manque de maturité autrefois, bien des choses se sont déroulées trop vite, du coup j’ai rien su gérer. Aujourd’hui, j’ai la sensation d’assumer bien plus mon travail et de défendre mes influences et ma musique quitte à ce que ça ne plaise pas à tout le monde.
J’ai, surtout, voulu faire cavalier seul ces dernières années et je me suis bien planté. On avance qu’en équipe dans la vie et j’ai pris une belle leçon.
J’en parle assez peu mais, Sylvain Bois, qui me manage depuis le début, a fait un boulot monstre pour me garder la tête hors de l’eau. On ne remercie jamais assez les personnes de l’ombre qui te poussent à être meilleur. Du coup, grâce à tout cela, aujourd’hui, je veux m’investir dans le partage de ces « connaissances ». J’essaie d’aider au maximum les jeunes qui souhaitent en faire leur métier. C’est un peu une nouvelle mission qui me tient à cœur.

Crédit photo : FTNE PROD

Pourquoi se rendre au Warehouse ?

Chaque soirée est unique, chaque concept a sa particularité en termes de mapping, lightshows, ou autre… Des équipes techniques travaillent jour et nuit avec pour nouveau projet de concevoir une nouvelle scénographie atypique pour les soirées UNDER aux lightshows inédits.

Tous les week-ends des soirées à thèmes avec des personnalités célèbres. Leur défi est de proposer une programmation la plus variée possible afin de répondre aux exigences du public. Que ce soit de la techno, du rap, du hardcore ou même du métal.

Les meilleurs moments pour nous, c’est lorsque les artistes prennent leur pied et que le public sort du Warehouse avec des souvenirs plein la tête !

Retrouvez l’événement du 22 mars ici.

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