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Un dimanche parfait au Family Piknik festival : le fondateur nous en parle

Crédit photo : Ludorioli

À l’image de grands festivals européens en extérieur, le Family Piknik festival à Montpellier a fière allure. Il est organisé dans la Prairie Grammont le 3-4 août prochain. De grands artistes électro des 4 coins du globe s’y retrouvent, accompagnés de spectacles carnavalesques. Présentation de ce rendez-vous techno le plus chaud et convivial du mois d’août.

Afin de découvrir les plumes de ce spécimen unique, nous avons posé quelques questions au dj et fondateur : Tom Pooks. Un grand passionné et acharné, que l’on avait déjà rencontré l’an dernier. Sacré chef qui gambadait tout contrôler sur le terrain comme un fou, alors qu’il était en béquilles.

Cette année, le Family redore de ses plus beaux atouts. Une nouvelle édition s’annonce à en faire tomber raide les amoureux de Techno en quête d’une journée et soirée fabuleuses. Pas besoin de s’étaler pour proposer des concerts de qualité dans un parc aménagé très joliment et ardemment pour l’occasion.

Aftermovie du Family Piknik 2018

Un dimanche complet qui met tout le monde d’accord

Né en 2012, le concept du festival est basé sur un dimanche. Toujours dans le thème des flamants roses, le Family Piknik propose une ambiance exotique, festive et relaxante le temps d’un dimanche. Paillettes, confettis, piscines gonflables, huîtres à déguster ou pizzas. On y vient enfant, parents, petits et grands. Un public cosmopolite et un festival qui se démarque d’autres événements plus stéréotypés dans l’univers de l’électronique.

Chouette condensé avec tout de même de sacrés têtes d’affiches que l’on retrouve à chaque session. Des artistes que l’on voit rarement en France et déjà très prisés dans le monde. Sven Väth y revient chaque année, et on est heureux de retrouver également &ME ou encore La Fleur pour une seconde fois. Particulièrement, Carl Cox également présent risque de rendre dingue les festivaliers.

La ville de Montpellier en fait un rendez-vous estival incontournable dans son calendrier culturel, laissant les organisateurs mener un festival d’un jour, certes, mais original avec ses airs carnavalesques et branchés.

Crédit photo : Patrick Ortega

Familial, entier, saupoudré d’un fort attachement pour la musique et les gens

LOFI | « Le Family Piknik » c’est : pique-niquer en famille, danser dans un énorme parc à la décoration chatoyante. Des concerts menés par des pointures. Quelles sont les origines d’un festival d’une telle ampleur ?

Tom Pooks : l’idée m’est venue sur un lit d’hôpital, alors que je me remettais lentement d’un grave accident de moto. Celui-ci a coupé net ma carrière de DJ international. J’avais donc du temps pour refaire le monde et imaginer plein de choses. C’était en 2011, lors d’une discussion avec Nicox, un ami DJ que j’avais rencontré à La Réunion quelques années plus tôt. On a fait le constat que la plupart des festivals d’alors s’adressaient aux plus jeunes. Sans offrir d’expérience ni de plus-value particulière en dehors de la programmation. On a donc regardé ce qui se faisait au Canada et en Allemagne, puis on s’est dit que c’était le moment de se lancer. En France, il n’y avait pas de festival en journée, en plein air, ouvert à toutes les générations.

Un pique nique convivial et une grosse programmation Techno – House underground, avec de l’exubérance, de la liberté et beaucoup de bonne humeur. Family Piknik est né comme ça.

Puis, d’année en année, on a grossi pour en arriver à ce qu’on est aujourd’hui, un festival vraiment fédérateur.

Crédit photo : Patandpatate

Des éléments simples et forts

LOFI | Quel lien avez-vous avec la musique électronique, comment a démarré cet attrait pour elle ?

Tom Pooks : j’ai commencé les musiques électroniques dès les années 90, à l’époque des rave-parties dans les bois. Puis je suis devenu producteur, j’ai signé pas mal de morceaux sur des labels tenus par les pionniers Carl Cox, Josh Wink, Sven Väth, Monika Kruse… Des DJs que je me retrouve maintenant à inviter sur mon festival, la boucle est bouclée.

LOFI | Quelle fierté de rassembler un public aussi diversifié ?

Tom Pooks : c’est un défi que personne n’avait osé relever jusque-là. Les musiques électroniques, la Techno en particulier, souffrent encore et toujours de nombreux à-priori et clichés.

Mélanger un public familial avec des aficionados « underground », c’est notre grande fierté.

Voir les enfants passer une super journée avec leurs parents, parfois sur leurs épaules, pour remuer la tête devant l’Acid-House de Josh Wink, c’est magique. Voir aussi tous ces sourires et cette joie de vivre entre nos festivaliers, il n’y a rien de plus gratifiant pour nous.

Un concept gagnant le cœur des artistes et du public

Tom Pooks : on n’est pas un festival du genre méga-production, avec de gros moyens techniques, avec un gros promoteur qui nous pousse financièrement ou un sponsor « qui nous donne des ailes ». Notre force, c’est le concept, la passion et les liens que j’ai pu tisser au cours des deux décennies avec de nombreux artistes, qui sont pour la plupart rentrés dans mon cercle d’amis… Même si ce milieu est maintenant régi par la loi de l’offre et de la demande, et qu’on ne peut pas y échapper intégralement, on se distingue vraiment de par notre ADN.

LOFI | Combien de bénévoles réunissez-vous pour cette édition ? On les a déjà croisé et difficile d’être plus enjoué. Une chance de participer pleinement à une expérience culturelle et de partager son esprit festif.

Tom Pooks : oui, on doit beaucoup à toutes ces personnes qui se mobilisent et se mettent en quatre pour assurer le bon fonctionnement du festival. Même si les conditions sont parfois extrêmes. L’été dernier, on a eu une semaine caniculaire, avec plus de 40° pendant plusieurs jours et beaucoup de poussière. Il fallait vraiment être motivé et personne n’a lâché. On a une centaine de personnes impliquées au total.

LOFI | Votre programmation est riche et très diversifiée, les plus belles facettes connues de la musique électronique y sont représentées. Un mot sur votre intérêt pour le djing aussi en tant qu’artiste et auteur du Family Piknik ?

Tom Pooks : eh bien le deejaying est l’impulsion de départ de ce projet, vraiment. Je prends encore beaucoup de plaisir à faire des back-to-back sur la scène du festival. J’ai aussi redonné de la dynamique à ma carrière de DJ-producteur depuis que Family Piknik existe.

Un ensemble autour du festival : label, before et afters

En juillet 2018, j’ai créé un nouveau label Family Piknik Music. La première release a été pris sous l’aile de Sven Väth en personne, qui l’a compilé sur Cocoon. Tout cela est motivant.

Crédit photo : La Churascaia

J’ai aussi la chance d’avoir autour de moi une équipe très calée en musique. Que ce soit mon partenaire en studio Joy Kitikonti ou mon bras droit Ludovic Rambaud, qui s’occupe avec moi de la ligne artistique. La programmation 2019 est vraiment la plus dense que l’on n’ait jamais élaborée. Car il n’y a plus seulement le festival, il y a aussi toute une série d’événements annexes, que ce soit la tournée Road to Family Piknik ou notre événement à l’Aéroport de Montpellier : Boarding to Family Piknik. Bref, on a connu une belle expansion et on travaille dur pour préserver ce qui est acquis tout en travaillait sur l’avenir de notre marque.

Toutes les informations sur le Family Piknik, à retrouver sur leur site officiel.

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