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Un week-end de folie au festival Marvellous Island

Que dire du festival Marvellous Island qui vient de s’achever. Deux jours de fête intense, 58 artistes, 25 000 festivaliers, des shows incroyables, des rencontres magnifiques et un temps au rendez-vous !

En effet, le week-end du 8 juin la Base de loisirs de Torcy (Région Parisienne) accueillait l’un des festivals les plus attendus de la période. Car pour sa 7ème éditon, avec un line up de qualité (Marcel Dettmann, Nina Kraviz, Paula Temple, LOCO DICE, etc.) dans un lieu charmant, l’événement avait de quoi plaire.

LES PIEDS DANS LE SABLE À 20MNS DE PARIS

©Alban Gendrot

Qu’on se le dise, le plus du festival est d’avoir une grande scène accolée à une plage. Lieu parfaitement exploité par l’équipe du Marvellous, la Beach Stage offrait son lot de douceurs et musiques house de midi à minuit les deux jours. Ainsi, on a particulièrement apprécié Âme le samedi avec un set où les mélodies épousaient les rythmes pour un voyage musical riche en émotion, entre moments planants et frénétiques. Au contraire de Mind Against qui paissait juste avant et qui nous a laissé sur notre faim. Loin des envolées mélodieuses qu’on retrouve dans leurs productions, les 2 heures ont paru longues avec une techno qui manquait d’entrain et qui nous a moins fait d’effet que leurs précédents passages sur Paris.

Plus tôt on s’est régalé devant le live de l’italienne Girogia Anguili, qui a réussi a créer une ambiance chaleureuse avec sa house débordante, tout en y ajoutant des sonorités originales grâce à des objets empruntés du quotidien. Cette sorte de « Jacques » au féminin nous a donc ravis.
Enfin, le dimanche on a retrouvé LOCO DICE en closing de la scène plage. En grande forme, l’Allemand a enchaîné pendant 3 heures des hits de tech-house à tour de bras.

© Maxime Fort

UNE SCENE DIGITAL IMPRESSIONNANTE

Le Marvellous nous habitue chaque année à un niveau élevé de scénographie, que ce soit le décor de la plage ou alors le lightshow de la scène Digital. C’est sur cette scène que les meilleurs artistes techno ont défilé tout le week-end. Et quelle claque fut le set de Paula Temple. Entre une techno indus d’une énergie folle et des passages d’acid enivrants. Avec une scénographie déployée sur toute la scène, l’anglaise nous a totalement conquis. La soirée du samedi fut idéale, avec à la suite Temple, Kobosil et Marcel Dettmann.

Habitué à des sets plus courts, les deux heures de sets du jeune Allemand ont eu quelques longueurs, avec une techno parfois trop répétititive. On note malgré tout les 30 dernières minutes de son set où les rythme a explosé, passant d’une track mentale à une autre. Enfin, Marcel Dettmann s’est occupé de faire un closing en beauté, avec des sonorités brutes tout droit sorties de Berlin.

Ainsi il y avait 4 scènes au total. En plus des deux précédentes, la Hippie Stage abritait des artistes plus house comme Afriqua pour une ambiance détendue. Tandis que sur la scène Radar accueillait beatmakers, dj’s et mc’s pour un plateau hip-hop sur deux jours.
D’un côté on a eu des sets qui ont vraiment animé le public, avec des remix de hits qui se sont bien enchainés. De l’autre côté, on a eu des prestations plus discutables, comme des sets avec des mc’s trop présents et des remix version samba de Bruxelles Vie (Damso) qui vident un dance-floor. Bilan donc en demi-teinte pour cette scène, dont le potentiel gagne à être mieux exploité.

© Maxime Chermat

Globalement le festival Marvellous Island a tenu toutes ses promesses ! Sur deux jours on a pris une dose de house au soleil puis de techno le soir venu, avec des scènes bien calibrées. Rien à dire sur l’attente, l’offre de nourriture diversifiée et la disponibilité des bénévoles. On y fonce donc l’année prochaine ! Et pour les curieux, l’événement pour l’édition 2020 est déjà présent sur Facebook. Vous les retrouverez également dès le 15 novembre pour le Big Bang Festival.

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