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Les prouesses de l’Extrema Outdoor 2019

© Leyla Hesna

Comment ne pas sortir indemne d’une expérience « extrêmement » électronique dans les belles flandres de Belgique ? Du 7 au 9 juin, nous nous sommes rendus à l’Extrema Outdoor et nous en avons compris les grands succès de la marque. Notre coeur a valsé, nos oreilles ont vrillé et nos yeux ont succombé au véritable charme de ce festival belge.

Lors d’un précédent article d’annonce, nous en vantions déjà la programmation remarquable. Celle-ci, dotée de têtes d’affiches que l’on voit rarement ensemble. Avec une scène dédiée au label Kompass et une autre dédiée au label Anjunadeep, les sensations promettaient déjà d’être fortes. Un closing par Ben Klock, un 12h par Agents of Time ou un live band de Jan Blomqvist nous ont particulièrement remué corps et âmes. Et si encore il n’y avait que les concerts à ne citer de spectaculaires, d’agréables. Il est en tout cas certain que l’Extrema Outdoor Festival est mené par des organisateurs bien rôdés.

Un chantier qui ne paie pas de mine dans le parc de Molenheide

En arrivant sur le site, nous découvrons les nombreux drapeaux hissés aux abords de la route. Ceux-ci annonçant les couleurs du festival au parc de Molenheide. Après 7h de route, nous étions plus qu’impatients de découvrir le site. Petite averse en arrivant, nos tentes n’ont été pourtant aucunement touché par la pluie, du bonheur. Facilité d’accès et de circulation pour accéder au camping, nous avons même découvert que des stands de restauration étaient à disposition. Ceci en plus de douches et toilettes. Boulangerie, cafés, pharmacie et des espaces hamac ou pour pique-niquer. Cela permettait d’autant plus de se poser près de ses affaires ou au calme, de manière plus éloignée des concerts. Une initiative qui nous a touché.

Pas moins de huit scènes ont été conçues dont deux petites aux campings pour les afterparties. Rien que cela. Accompagnées d’une dizaine de stands pour s’alimenter et au moins six bars éparpillés qui privilégiaient moins d’attente pour se rafraîchir.

Pour nous guider en permanence, nous utilisions l’application mobile du festival. Un outil parfait pour nous tenir au courant de la line-up et prendre connaissance du plan du site. Bien que le cadre offrait une atmosphère particulièrement cosy, avec différents espaces bien séparés et aménagés (chill, restauration, jeux, concerts), l’Extrema constituait un vrai village animé H24. Rangé à toute heure, avec de la nourriture et boissons à volonté également disponibles toute la nuit et jour.

Les concerts étaient de 12h à 3h (sans compter les afterparties de minuit à 6h qui se déroulaient dans un club à 5mn en bus). Aucun retard, des performances au poil, un site nettoyé en temps et en heure chaque jour côté camping et scène. Les structures étaient réaménagées sans arrêt. Nous étions fascinés par un tel chantier en action. Les agencements décoratives, sécuritaires et autres nous mettaient à l’aise pour leur qualité et solidité.

Des vues magiques sur un grand étang, des plages artificielles et un parc immense. Entre songes et réalités, les frontières étaient minces.

Un week-end entièrement récréatif pour le bonheur de tous

Et si vous pouviez déjeuner mexicain, asiatique, français, belge, italien en un seul week-end ? Vivre un festival en bonne santé, l’Extrema nous a bien montré que c’était possible.

Le public même en majorité le montrait. Avec une population majoritairement locale, on distinguait bien que les participants se rendaient au festival comme s’ils se promenaient naturellement en ville.

Contrairement à chez nous, les belges semblent habitués de grands festivals comme l’Extrema. Ceux-ci étaient plutôt bien apprêtés, sans sac à dos, les mains dans les poches et les filles beaucoup sur leur 31. Les participants devant des sets d’acid techno ou techno indus au rythme effréné par exemple ne montraient guère de grands mouvements. Une ambiance très tranquille y régnait.

Toutefois, entre français que l’on croisait de temps en temps, l’engouement était là. Nous nous sommes bien amusés à taper vivement du pied de notre côté. Surtout après ce long chemin pour arriver à ce coin paradisiaque.

Ping pong, jeux pour gagner des cadeaux, expositions, nombreuses fringues à acheter, barbier, hamacs, massages. Venir à l’Extrema c’est se détendre, repartir du festival « encore mieux » qu’à l’arrivée. On pourrait qualifier cette expérience comme une douce fraîcheur. Un week-end entièrement détente qui offrait l’opportunité de pratiquer et partager multiples activités et émotions entre proches, et d’en ressortir requinqué.

Confort et divertissement pluriel sont les meilleurs termes à donner aux contenus qui entouraient les concerts. Avoir tout à portée, à petits prix (plats à 3€, café à 1€), des aménagements de qualité et du contenu divers et varié pour échanger avec sérénité. Le public était peu regardant des uns et des autres malgré leurs aspects. Chacun profitait entièrement de son séjour avec bien des sourires. Politesse et cordialité étaient de mises avec des performances inédites des artistes.

© Nachtschaduw

Créativité et passion pour la musique électronique, retranscrites dans les scènes

A titre de rappel, un billet tout compris les 3 jours et 3 soirs, incluant camping et afterparties coûtaient 126 €. Un prix raisonnable au vu du nombre d’artistes de pointe dans la programmation, du nombre d’activités, confort et qualité audiovisuelle présentés. Avec des vues imprenables donnant sur les grandes scènes ou le cadre naturel idyllique du parc.

Avec une scène dédiée au label KOMPASS en forme de bateau en bord de plage, une scène orientale, mystique pour Anjunadeep, une scène cosy pour des concerts plus intimistes, des scènes plus massives pour des sensations plus fortes et des ambiances plus tropicales. Il y en avait pour tous les goûts et les styles. Aussi bien musicaux qu’esthétiques.

Eagles & Butterflies nous a bien fait voyager en terres oriental, le 12h d’Agents of Time nous a hypnotisé, Paula Temple et Marcel Fengler nous ont électrisé. Les larmes ont très failli couler pour Jan Blomqvist en live band, Yotto nous a filé un bon smile, Fur Coat nous a redonné de l’énergie, Ben Klock nous a achevé sur la fin, pour n’en citer que quelques-uns.

Il n’y a pas à dire, chaque « District » avait son propre univers. Entre hall d’aéroport, salle de parc d’expos, petite fusée rétro pour les afterparties au camping, scène industrielle. Des scènes aux identités propres qui permettaient de s’évader avec qualité. Avec des showlights bien régulés et non excessifs. Pour le plus spectaculaire, le district 4 était au rendez-vous. Bien qu’à chaque lieu une réelle intensité de performances était présente.

Des lives ont été par ailleurs enregistrés et peuvent être visionnés sur la page youtube officielle du festival.

Au closing nous avons même eu le droit à un feu d’artifices. Bien que le festival était plutôt discret dans son élaboration et communication, à l’intérieur le spectacle était là. Il ne payait pas de mine avec des sets et des lives très dynamiques. Les artistes étaient heureux de leur participation et de la connexion avec les participants. Du régal pour tout le monde, l’enchantement était entièrement vécu des deux côtés.

Une bonne dose de musiques, bien manger, avoir sereinement pu fermer ses yeux, danser. Ce sont avec des étoiles dans les yeux, que nous sommes repartis. Le coeur léger et charmé par un festival qui a bien su valoriser la culture des festivals et de la musique électronique.

Nous tenons sensiblement à remercier les organisateurs pour leur accueil très chaleureux et leur professionnalisme.

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