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Le Dour festival entre dans la légende avec sa 31ème édition.

Dour festival 2019
© Dour festival

La valeur n’attend point le nombre d’années, et pourtant … le Dour festival bat bel et bien son record avec son nouvel opus 2019. Plus de 250 000 festivaliers sont venus savourer les sets des 260 artistes présents sur les huit scènes du festival. Le Dour a accueilli son public sur ses 220 hectares de terrains nichés entre les éoliennes mythiques de la ville.

Un warm-up techno de haut niveau

Le festival de Dour est unique et vibre par son multiculturalisme et sa programmation hors du commun. Des critères qui composent son ADN depuis des années et qui lui donne ce goût inégalable de « reviens-y ». Notre équipe a donc réitéré l’expérience cette année du 10 au 14 juillet. Il faut dire que le line-up techno ne nous a pas laissés indifférents et nous a vite fait oublier les quelques centaines de kilomètres qui nous séparent de nos amis belges.

La programmation du premier jour nous a tout de suite annonçait la couleur. La Red Bull Elektropedia ouvre ses portes avec le talentueux Farrago et sa techno profonde, qui nous plonge immédiatement dans l’univers industriel de cette scène techno gigantesque. Ensuite, les mélodies acides d’Anetha vinrent nous dévoiler la qualité du système son de cette nouvelle édition : des colonnes réglées à la perfection et à la puissance débridée. Puis, Adam Beyer et Amelie Lens prirent place derrière les platines, sous une scénographie psychédélique animée au rythme de leur set. Parallèlement, quatre autres scènes du festival mettaient en lumière des artistes hip-hop/électro comme Sheck Wes, Vladimir Cauchemar ou encore Bonobo.

© Thibault Feyaerts

Quatre jours restants et deux fois plus de talents

Les hostilités débutèrent pour de bon le jeudi. Les huit scènes se mirent en activité l’après-midi, prêtes à accueillir plus de 50 artistes sur toute la soirée. La Last Arena reçu Orelsan et Cypress Hill pour des concerts au coucher de soleil plus qu’appréciable. La Boombox a tremblé sous les sets de Joey Purp, Môme et Gramatik. Puis, Alix Perez et Pendulum retournèrent littéralement la Red Bull Elektropedia avec leurs tracks Drum’n’Bass. Le pilier de la techno Laurent Garnier a pris place sur la Petite maison dans la prairie pour un set de 2h qui nous a plus que convaincu. Puis, le rock a retenti sur l’atypique stage Rockamadour. Une scène les pieds dans le sable avec une cabine dj au centre de la salle, entouré de bars à bières vintage.

Le vendredi fut marqué par les incroyables prestations de I Hate Models et Nina Kravitz sur la Red Bull Elektropedia. Le rap us a été représenté dignement sur la Boombox avec Trippie Red et IAMDDB et la Last Arena a pris le relais avec Rae Sremmurd qui nous a offert un show démentiel. Petit détour par la Salle Polyvalente où on se laisse tenter par le concert de Stand High Patrol et Pupajim. Pour finir, Disclosure a envoyé ses meilleures tracks pour clôturer ce troisième soir.

Dour 2019
© Olivier Bourgi

Made in Belgium with love

Le samedi était plus léger en concerts pour notre part et nous a permis de faire le tour des 220 hectares où loge le Dour festival. Et il nous fallait bien consacrer ces quelques heures pour tout découvrir. Une multitude de stands en ligne tout aussi alléchants les uns que les autres. Des saveurs variées grâce aux différents type de cuisine présents. On a apprécié la possibilité de manger veggie, vegan ou sans gluten dans la majorité des foodtrucks. Côté boisson, de l’eau, des softs, des boissons énergétiques et bien sûr de la bière. Mais ce n’est pas tout ! Des bars dédiés comme Bacardi, Jack Daniel’s ou Redbull étaient présents sur le site pour diversifier les plaisirs. Mention spéciale pour le Roof-top avec une vue à 360 ° sur le site pour savourer de délicieux cocktails.

On note également la présence de nombreux espaces de détente et de restauration pour chiller entre deux concerts. En bref, impossible de manquer de quoi que ce soit à Dour ! On y a même trouvé des bureaux de tabac entre les scènes, c’est pour vous dire. Les organisateurs attachent une importance toute particulière au confort. Plusieurs choix d’hébergement sont proposés et une zone de relaxation située hors du festival a été mise en place pour les personnes souhaitant se reposer en cas de coup de mou. Puis vu la distance des derniers campings festivaliers c’était d’ailleurs plutôt judicieux.

On prend quand même le temps d’aller voir le concert de Damso sur la Last Arena, suivit de celui de Dima aka Vitalic sur la Boombox et du mythique groupe Parov Stelar en closing.

© Eitan Miskevich

Toutes les bonnes choses ont une fin

Dernier jour au Dour et pas des moindres puisque la programmation nous a réservé quelques belles surprises pour cette fin de festival. L’emblématique rappeur Action Bronson a ouvert la Last Arena suivit de près par Roméo Elvis et SchoolBoy Q. Entre les deux, direction la Redbull Elektropedia pour le set surpuissant de Solomun qui nous littéralement transportés. On a également été plus que conquis par la tech/house de Tale of Us et Kölsch. Pour finir, on ne pouvait rêver meilleur closing que celui de Charlotte de Witte et ses phalanges chargées de BPM techno pour nous rassasier jusqu’à 2020.

Le festival n’a pas fini de grandir et de nous offrir des futures éditions toujours plus spectaculaires. Pour conclure, Dour c’est l’amour !

[MADE IN LOFI WITH LOVE]

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